jeudi 31 mars 2011

Conférence Père Gaël à télécharger

Une aumônerie "new style"

Allez voir ce que fait le Kato'Gang, aumônerie des jeunes à Guichen. Vous n'avez qu'à cliquer !

Site de l'Aumônerie de Guichen

"Nous voulons connaître Jésus"


Témoignage du Père Gaël Sachet

Les jeunes, je les rencontre essentiellement dans trois lieux différents :

-          A la paroisse, dans les activités proposées par la paroisse et à travers la vie d’un mouvement, comme les scouts à Vitré ou encore les équipes d’aumônerie ou de MEJ. De ce fait, il y a donc sur la paroisse un bon noyau de jeunes qui fréquentent régulièrement l’église ou les salles de la maison paroissiale.
-          Dans le cadre du MEJ, comme aumônier diocésain, à l’occasion des rassemblements et des camps.
-          Dans les établissements d’enseignement catholique.

Ce qui me procure de la joie, auprès des jeunes, c’est de savoir qu’ils sont là. Un jeune qui a accepté de participer à une activité liée à l’Eglise, je trouve que c’est extraordinaire, parce qu’il pourrait être ailleurs. Et pourtant non, il est là, parce qu’il prépare sa confirmation, parce qu’il a envie d’approfondir sa foi. Même en petit nombre, des jeunes acceptent de se mettre à la suite du Christ et je trouve ça formidable. Et les jeunes s’attirent entre eux ! Nous, on propose des choses. Il y en a quelques-uns qui répondent, et s’ils ont trouvé la rencontre intéressante, alors ils invitent leurs copains-copines pour la fois d’après ! Ils aiment à se retrouver entre eux dans des lieux propices à la rencontre et à la discussion. Il y a les cafés, mais il y a aussi les maisons paroissiales ! C’est un nouveau concept !


Ce que je ressens, à leur contact, c’est leur soif de vérité et leur désir d’authenticité. Bien sûr, c’est parfois difficile de les cerner : entre celui ou celle qui n’ouvre jamais la bouche, ou si peu, pour dire qu’il est d’accord avec ce que les autres pensent ; entre celui qui rigole tout le temps ; entre celui qui est dans la provocation quasi-permanente, ou telle autre qui parle sans arrêt.


Ce dont ils ont besoin, ce sont des lieux d’écoute, de parole et de confiance. Là où il y a un adulte, ou une équipe d’adultes prêts à les écouter, là il y a des jeunes. Ce qui manque, ce ne sont pas les jeunes, ce sont les accompagnateurs de jeunes ! Peut-être parce qu’on a peur, qu’on n’ose pas, qu’on se sent trop en décalage. Et pourtant, ce n’est pas une question d’âge. Si on a réellement le désir d’entrer en contact avec des jeunes, d’une manière ou d’une autre, ils le sentent bien, peu importe l’âge de la personne. Entre prendre un peu de temps pour écouter un jeune, ou dormir sous la tente trois semaines en pleine nature, pour un camp d’été, c’est à chacun de juger là où il se sentira le plus à l’aise ! Il y a pleins de manières de se mettre au service des jeunes…


Et ce que je trouve beau, c’est de constater que quand ils se sentent à l’aise avec l’un ou l’autre adulte, alors ils ouvrent leur cœur pour dire leur foi, pour dire leurs doutes, leurs agacements ou leurs colères. S’il n’y a personne, ça reste enfoui, et c’est très embêtant.

Depuis que je suis arrivé à Vitré, je suis passé dans toutes les classes de 1ère et de Terminale du lycée Jeanne d’Arc, qui est à la fois un lycée d’enseignement général, technologique et professionnel, et je suis passé aussi dans toutes les classes d’un autre établissement qui s’appelle l’IPSSA, à Vitré. J’ai donc rencontré, classe après classe, environ 700 élèves. Je vous rassure : il n’y a pas 700 jeunes le dimanche à la messe à Vitré ! D’ailleurs, le but n’était pas là, mais d’abord d’aller à leur rencontre, là où ils passent une bonne partie de leur vie actuelle, pour qu’ils me disent ce qu’ils ont sur le cœur par rapport à la foi, par rapport à leurs croyances à eux, et que je leur parle aussi de ce qui me fait vivre. A part quelques exceptions, figurez-vous que ça a plutôt bien accroché. Et que les élèves m’ont étonné par leur sens de l’écoute, y compris en début d’après-midi au moment de la digestion. A part quelques-uns, la grande majorité avait l’attention captée par le fait qu’il y avait quelqu’un d’original en face d’eux. Et cette originalité, ce n’est pas le propre du jeune prêtre. C’est le propre du chrétien. D’être vrai et de vouloir, tant bien que mal, ressembler au Christ. « Voilà ce que je crois, voilà en qui je crois, voilà ce qui donne sens à ma vie ». Et je leur ai dit aussi : « Je n’impose pas mon point de vue, mais ce que je peux vous dire, le fait de parler de Dieu, c’est bien que vous l’entendiez au moins une fois dans votre année, puisque vous êtes dans un établissement d’enseignement catholique ».

Et chose étonnante, il est assez fréquent que je rencontre l’un ou l’autre jeune dans la rue, et plusieurs n’hésitent pas à venir me saluer : « Bonjour Père Gaël ». Cela, ils ne le font pas devant les autres dans la cour du lycée, ou alors rarement, mais ils le font dans la rue, là où c’est plus anonyme. Et je pense à ce jeune, en particulier, qui s’est arrêté pour me parler, la semaine dernière. Il voulait me dire « merci » parce qu’à la suite de mon passage dans sa classe, il avait été éclairé par rapport à une question personnelle qu’il portait en lui. Et il voulait me le dire. Ça fait au chaud au cœur. Et je me suis dit que ne serait-ce que pour un, ça valait le coup d’y aller.


A la caisse du Supermarché, il y a un mois et demi, j’avais dans mes courses, entre autres, une bouteille de vin, et j’entends une voix derrière moi : « regarde, le curé, il picole »… je me retourne et je vois deux jeunes que j’avais rencontrés dans la semaine. Et la bouteille de vin a été l’occasion de parler de l’alcool, surtout que eux, ils n’avaient pas que du vin !


Ce que je veux dire par là, c’est que les jeunes, ils sont là, ils circulent dans nos vies, à défaut de fréquenter le banc de nos églises, et que nous devons être, comme personnes, comme communautés, des signes vivants. Ils savent qu’en nous voyant, qu’en nous rencontrant, ils pourront discuter, et qu’ils se sauront accueillis. Et ça, ce n’est pas le monopole du jeune prêtre, même si ça peut aider, puisque ça fait partie de ma mission.


Ce qui m’étonne aussi, ce sont ces jeunes qui font la démarche volontaire de demander le baptême. Un jeune de 17 ans, actuellement, se prépare à Vitré. Début mars, j’ai rencontré un garçon de 15 ans, et une lycéenne de 17 ans. Ils demandent eux aussi le baptême. Et en réclamant le baptême, leur demande est claire : nous voulons connaître Jésus. Nous voulons approfondir les valeurs de l’Evangile, dont on essaie de vivre, mais sans connaître l’Evangile. On veut aller boire à la source !
Cette source, c’est le Christ, et à travers notre Eglise, s’ils se sentent accueillis et aimés, alors ils iront loin, très loin. Quand il y a une messe animée par les jeunes, ce n’est pas une messe pour les jeunes. C’est une messe pour tous. Alors, il faut être là. Il ne faut pas fuir. Il faut même les encourager, et aller les voir à la sortie de la messe pour leur dire que c’était bien, même si le rythme des chants n’est pas tout à fait celui de notre répertoire habituel.


Les jeunes aiment la fête, ils aiment se rassembler, ils aiment être avec d’autres, et en particulier à la messe. C’est donc en leur laissant une place qu’ils auront le goût de l’Eucharistie, le goût de la communauté.


Ils aiment quand il y a du bruit, mais ils aiment aussi le silence, parce qu’ils en ont besoin.


Et ce qui m’étonne le plus, au MEJ, en particulier, c’est de voir comment on est capable de passer d’un grand moment d’euphorie à un silence priant, en quelques secondes seulement. Ce n’est pas une blague. C’est réel. On l’a vécu pendant le camp ski du MEJ, avec 40 jeunes. On l’a vécu à 1500 au rassemblement national de Quimper, après Noël. Et avec les jeunes du monde entier, c’est certainement ce qu’on va vivre aussi pendant les JMJ de Madrid.

Alors, pour conclure, je dirai que les jeunes ont besoin de se savoir et de se sentir écoutés, entendus et aimés. Ils n’aiment pas les grandes théories, les idées toutes faites. Mais ils ont soif de connaître. Ils ont soif de vérité. Ils ont ce désir que la Parole de Dieu leur soit rendue accessible. Ils sentent – c’est comme instinctif – si on les aime ou pas, si on est proche d’eux ou si on les prend de haut. Je sais aussi, et je l’apprends jour après jour, qu’il faut de la délicatesse avec eux. Attention à ne pas les heurter de face. Ils sont susceptibles. Susceptibles, parce que sensibles, mais susceptibles aussi de faire de grandes choses, et pour cela ils ont besoin de notre aide, de notre présence fraternelle ou paternelle. La jeunesse est belle et généreuse. J’en suis, à mon échelle, et humblement, le témoin.


Gaël Sachet, prêtre à Vitré

mardi 29 mars 2011

« Mission jeunes »… une question d'âge ?

« Mission jeunes »… une question d'âge ?

Marie-Renée Hardy
Responsable diocésaine de la Pastorale des Jeunes
L’année « Mission Jeunes » démarre dans notre diocèse…
Ne tournez pas trop vite la page : tout le monde est concerné !
Certes beaucoup de jeunes du monde entier auront les yeux tournés vers l’Espagne. Non seulement parce que les Espagnols sont champions du monde de foot, mais parce que le grand rendez-vous des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) s’y tiendra, à Madrid en août 2011.
Pourquoi donc tous les chrétiens d’Ille-et- Vilaine, quel que soit leur âge, pourraient-ils se sentir concernés ? Parce que la jeunesse est pleine de promesse. C’est l’âge des projets un peu fous, l’âge où l’avenir peut sembler compliqué, l’âge des choix importants pour toute sa vie d’adulte : que vais-je faire de ma vie ? Quel avenir pour moi ? Quel métier choisir ? Quel choix de vie faire ? Qu’est-ce qui est bon ? Tout est-il permis ? Et Dieu dans tout ça ?
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Marie-Renée Hardy, lors du pèlerinage diocésain des animateurs de jeunes en avril 2010, dans les pas du Curé d’Ars.
Les questions des jeunes ne sont pas toujours exprimées aussi clairement. Mais quand on prend le temps d’être avec eux, de les écouter, de vivre avec eux, à notre place d’adulte, en compagnon, ils nous apprennent beaucoup. Ils ont besoin de nous tous ! Les aînés sont responsables de la génération qui vient.
D’ailleurs cette jeunesse n’est-elle pas aussi jeunesse de Dieu ? Dieu sans cesse se donne, cherche l’homme, court au-devant de lui : « Adam, où es-tu ? » (Gn 3,9). Il veut faire toute chose nouvelle avec chacun de nous quelle que soit l’époque, la génération. Le témoignage des saints – Marcel Callo par exemple – nous enseigne cette jeunesse de l’Évangile qui change une vie et lui apporte une nouveauté extraordinaire. Avec Dieu tout est possible ! Si nous sommes « enracinés et fondés en Christ, » nous découvrirons cette jeunesse de la foi qui nous fera avancer au large. Alors, « Mission Jeunes » : une question d’âge ? Oui pour tous les jeunes… de cœur !
Bonne année à tous !

Église, soit heureuse de demeurer jeune !

Église, soit heureuse de demeurer jeune !

Mgr Pierre d’Ornellas

Pourquoi une Année « Mission jeunes » ? Sans doute parce qu’il y a l’événement si important des Journées Mondiales de la Jeunesse à Madrid en août 2011. Mais aussi et surtout parce que notre Église, si dynamique à différents égards, est appelée à demeurer jeune, de la jeunesse de l’Évangile qui donne l’espérance, de la jeunesse de celui qui se sait aimé et qui, en raison de cet amour, avance confiant.
Les jeunes sont indispensables à notre société et à notre Église. Ils nous rappellent à quel point nous avons besoin de rester jeunes. Ils nous provoquent à l’accueil.
Mais comment demeurer jeune ?
En ayant un coeur qui a confiance, qui est ouvert aux autres et qui sait les accueillir. Être jeune, c’est avoir un coeur qui partage et qui y trouve sa joie, c’est accueillir l’inattendu et le recevoir comme un cadeau. C’est aussi avoir un coeur qui assume la difficulté même si celle-ci le blesse. Un coeur jeune est habité par un entrain, une volonté d’aller de l’avant. Un coeur jeune espère. Il n’y a pas d’âge pour un coeur jeune !
L’« Évangile de Dieu » est la source vive où s’abreuve un coeur qui reste jeune.
Plus le coeur est habité par l’Évangile, plus il regarde avec amour. Loin de voir d’abord ce qui va mal, il regarde le bien et s’en réjouit. Bienheureux les jeunes de coeur !
Les jeunes sont par eux-mêmes jeunes, qu’ils connaissent ou non l’Évangile. Mais n’est-il pas vrai que certains sont sans espérance ? Ou n’ont qu’une seule attente : celle du moment où ils « s’éclateront » avec des mélanges alcooliques ? Un coeur sans projet est vieux, ce qui est dramatique pour un jeune. Des jeunes portent parfois des fardeaux trop lourds, fardeaux de division, de trahison, de non respect d’eux-mêmes, d’impasse obscure qui ne leur laisse aucun espoir, aucun avenir. Des jeunes ont trop de questions, parfois vives, et ils ne rencontrent pas d’adultes qui les aident à trouver ce qu’ils cherchent. Prions pour les jeunes. Confions-les au Bienheureux Marcel Callo.
Comme il est bon que notre Église ait un cœur jeune  ! Elle regarde alors le bien que chacun porte en lui, malgré ses difficultés. Elle accueille ainsi les idées des jeunes ; elle les encourage, les conseille, affine leurs projets pour qu’ils puissent eux-mêmes les réaliser. Ceux qui ont rencontré le Christ ont soif de témoigner de Lui. Aidons-les dans leurs témoignages, leurs initiatives, leurs joies d’oser parler de Lui, en classe, en famille, auprès de leurs amis. Savez-vous qu’un prêtre de notre diocèse, récemment décédé à l’âge de 91 ans, a rencontré le Christ et trouvé sa vocation car, dans les années 1935, un jeune du nom de Marcel Callo lui a parlé du Christ à lui qui avait 16-17 ans ?
Les jeunes ne regardent pas en arrière mais plutôt, naturellement, vers l’avant.
Ils avancent d’autant plus qu’ils se savent aimés et qu’on a confiance en eux. Pour le sigle A.P.S (*), la lettre la plus importante est la première, A, qui est celle de l’amour. Aimer les jeunes, avoir confiance en eux, les écouter pour cheminer avec eux vers les réponses qu’ils attendent, est si essentiel  ! Mais il est tout aussi essentiel que les jeunes aient confiance dans des adultes, puissent tout leur dire parce que ces adultes sont là, à leur côté, présents. La jeunesse de coeur, « jeunes et vieux ensemble »(Jr 31, 13), c’est un échange de confiance. Dans l’Église, la Béatitude des jeunes de coeur est vécue quand nous avons mutuellement confiance les uns dans les autres, que nous avançons ensemble dans le respect du chemin de chacun et que nous nous partageons le trésor qui nous habite, la foi qui nous illumine, la Parole qui est vie pour nous. Que notre Église soit heureuse de demeurer jeune !
(*) Animateur en Pastorale Scolaire.

Présentation de l'Année Mission Jeunes

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Pourquoi l'Année Mission Jeunes

Une initiative Jeunes : la web TV jeunes du diocèse

Retrouvez ici les vidéos d'HHTV Happy Hour TV.
HHTV

Merci P. Nicolas !

Les souvenirs de la journée scoute Année Mission Jeunes

Journée Scouts et Guides 20 mars 2011

Les jeunes : chance pour l'Eglise !

Le Frère Yves combeau n'a pas écrit son intervention. Il vous invite à lire son livre "Heureux les Jeunes de coeur" que l'on peut commander à cette adresse :
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ou acheter à la librairie catéchétique à la Maison diocésaine.