vendredi 1 avril 2011

"Faites-nous confiance" témoignage de Maïlys

Maïlys, 21 ans, paroisse Notre-Dame de Bonne Nouvelle (Rennes), étudiante en 5ème année à la fac de médecine de Rennes

Dans quel lieu tu rejoins les jeunes ?
Depuis quatre ans, je suis cheftaine de jeannettes chez les SUF de Rennes. Je fais également partie de l’équipe d’organisation et d’animation du Festival des Jeunes, qui est le pèlerinage à Lourdes organisé tous les ans par la Pasto des Jeunes du diocèse. Enfin, j’ai accepté d’être ambassadrice pour ma paroisse pour les JMJ de Madrid de cet été.

Quelle est ta joie comme animateur jeune au service des jeunes ?
Ma joie, comme animateur jeune au service des jeunes, c’est avant tout de redonner tout ce que j’ai appris, tout ce que j’ai reçu, depuis que j’ai commencé le scoutisme il y a quatorze ans, ou durant les deux Festivals auxquels j’ai participé en tant que « jeune ». C’est une sorte de devoir de transmission, mais pas dans le sens d’une obligation ; ce qui me rend heureuse, c’est de faire partie de cette grande chaîne. J’ai reçu quelque chose, à mon tour de redonner. Pour moi, c’est ce qui était à l’origine de mes engagements, ce désir de rendre service en quelque sorte pour remercier ceux qui s’étaient occupé de moi avant. Puis l’altruisme a très vite disparu, quand je me suis rendu compte que je recevais de ces enfants, de ces jeunes, infiniment plus que ce que je leur apportais. Quand je vois une jeannette, un jeune du pélé qui grandit dans son cœur, dans sa foi… cela vaut mille fois tout le temps et l’énergie qu’on a pu leur consacrer.
Mine de rien, tous mes engagements sont bâtis sur le même schéma, que ce soit le scoutisme, le Festival, mon rôle d’ambassadeur. On regroupe des enfants, des jeunes, qui n’ont pas forcément choisi de se retrouver et on essaie de grandir tous ensemble, avec nos différences.  L’exemple le plus flagrant, c’est ce qui se passe au Festival : les jeunes viennent des 4 coins de l’Ille et Vilaine (et même parfois de plus loin !), ont une relation à Dieu, une vie de Foi, des attentes vis-à-vis de ce pélé complètement différentes d’un jeune à l’autre. Et en 3 jours, une véritable fraternité s’est créée. Plus que de l’amitié, de la fraternité. Amis dans le Seigneur. Et cette grâce, Dieu a la bonté de nous l’accorder tous les ans la semaine qui suit le 15 août ! C’est au Festival que j’ai appréhendé pour la première fois cette notion d’Eglise.  

Comment les scouts, la paroisse, le pélé à Lourdes … t’ aident à croire en Dieu et à vivre à fond ta vie de jeune chrétienne ?
Au fil des années, le Festival est devenu un rendez-vous. Un rendez-vous avec Dieu, car je m’offre cette semaine comme un temps de ressourcement avant la rentrée, une semaine riche sur le plan spirituel avec des temps d’enseignements, de prière, des célébrations… Un rendez-vous avec Bernadette, la petite Bernadette de Lourdes, qui nous accueille dans ses montagnes pour trois jours de rando ; le bivouac, la marche dans la montagne, l’escalade du Béout, implique un certain dépouillement, un retour aux choses simples ; c’est un temps de déconnexion avec son environnement habituel, son train-train quotidien. Enfin, un rendez-vous avec les autres pèlerins, ces jeunes que je ne connais pas et que Dieu m’offre de rencontrer. Ce sont des cadeaux de Dieu. Grâce à eux, j’ai découvert 1001 manières d’aimer Dieu, de témoigner de sa foi, de prier ; j’ai découvert 1001 visages du Christ.

Quelle est leur joie d’être jeune et catho aujourd’hui ?
Je ne prétends pas parler au nom de tous les jeunes ; si vous vouliez vraiment en savoir plus, il faudrait que tous les ambassadeurs qui sont présents viennent prendre le micro. Les jeunes aiment ce qui est grand, ce qui est beau, ce qui est fort en émotions, ce qui a du sens pour eux. Ils aiment les grands temps forts, les rassemblements, Taizé, les JMJ ! Beaucoup aspirent aussi à une vie intérieure, à créer une relation personnelle avec Dieu ; alors ils font des retraites, des pélés. Ce qui est moins évident, c’est de vivre sa Foi au quotidien.

Qu’as-tu envie de dire aux adultes en face d’eux aujourd’hui ? Qu’attends-tu ?
Ce que j’ai envie de vous demander aujourd’hui, c’est : Faites-nous confiance, ne désespérez pas ! Les jeunes ne sont pas l’Eglise de demain, ils font partie de l’Eglise aujourd’hui, avec vous tous. Si d’aventure une jeune de votre paroisse vous soumet une idée, soutenez-le. Allez à leur rencontre.